Bruxelles Multilingue

Bruxelles est une ville où se superposent de nombreuses institutions, qu’elles soient européennes ou internationales (Parlement Européen, Commission Européenne, OTAN,…), éducatives (ULB, VUB, Facultés de Saint-Louis) ou relevant du gouvernement national (capitale de la Flandre, membre de la Fédération Wallonnie-Bruxelles, capitale de la Belgique,…). Bruxelles est une ville multiple : européennes, flamande, wallonne, belge, capitale de l’Europe. De cette manière, Bruxelles attire énormément de personnes de différentes parties du monde qui viennent pour différentes raisons. Au-delà de la question linguistique nationale, il existe de nombreuses communautés et surtout de nombreuses langues parlées à Bruxelles. En 2008, 28 % des résidents bruxellois n’étaient pas belges, ceci amène à la création de quartiers : Matongé pour l’Afrique, des parties de Saint-Gilles pour la Pologne, la rue du Brabant pour le Maghreb, le centre-ville pour l’Asie (CORIJN E., VANDERMOTTEN C., DECROLY J.-M., SWYNGEDOUW E., « Citizens’ forum of Brussels. Brussels as an international city », Brussels Studies, Synopsis nr. 13, 24 february 2009, p2.)

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« Le phénomène migratoire : une synthèse de la mondialisation économique », le deuxième article de Diffrations

Au regard de la place qui leur est accordée dans l’espace médiatique actuel, il y aurait tout lieu de croire que les migrations constituent un phénomène récent, voire caractéristique du monde contemporain. Pourtant, l’Histoire nous montre que des migrations pour  des motifs tant politiques qu’économiques ont existé de tout temps, et ont déjà par le passé constitué des phénomènes de grande ampleur, comme le fut par exemple la recomposition de l’espace européen au Vème et VIème siècle de notre ère avec les migrations massives de peuples germaniques, ou encore, à la même époque, l’arrivée de peuplades nomades venues d’Asie centrale charriées par les raids des Huns d’Attila. En réalité, ce n’est pas le phénomène migratoire en lui-même qui est neuf, pas même par son ampleur relative, mais bien plutôt sa composante économique et sociale dans le cadre  de la mondialisation. L’objet de ce bref descriptif est d’éclairer deux aspects économiques majeurs des migrations actuelles : premièrement la discrimination socio-économique flagrante des populations immigrées dans les villes occidentales ; deuxièmement l’instrumentalisation du phénomène migratoire par l’ordre néo-libéral.

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